La plupart des ateliers consacrés au storytelling de marque se terminent de la même manière : les participants repartent inspirés, voire un peu enthousiastes, puis ces idées s'estompent peu à peu dès le lundi matin. Le véritable défi ne consiste pas à animer une excellente session, mais à concevoir des exercices qui ancrent si profondément les réflexes du storytelling que les collaborateurs les mettent réellement en pratique plusieurs semaines plus tard, lors de présentations, d'échanges avec les clients et de réunions d'équipe.
Les exercices ci-dessous sont précisément conçus à cet effet. Chacun d’entre eux cible une compétence spécifique en matière de narration, s’adapte à toutes les tailles d’équipes et à tous les secteurs d’activité, et s’inscrit directement dans le cadre d’une formation à la narration d’entreprise capable d’engendrer un changement de comportement durable. Que vous envisagiez d’organiser un atelier complet sur la narration de marque ou que vous recherchiez des exercices ciblés à intégrer à un programme existant, cette liste vous offre un point de départ concret.
Pourquoi les formations sur le storytelling de marque sont-elles si efficaces ?
Une formation à la narration s'ancrera mieux dans les esprits si elle est axée sur l'expérience plutôt que sur l'enseignement théorique. Assister à une présentation sur la structure narrative change rarement la façon dont une personne communique. En revanche, le fait de construire et de raconter une histoire devant ses pairs, lui, a un impact réel. Les exercices qui produisent les résultats les plus durables présentent trois caractéristiques communes : ils sont suffisamment personnels pour être perçus comme significatifs, suffisamment sociaux pour créer un sentiment de responsabilité, et suffisamment simples pour être reproduits de manière autonome une fois l'atelier terminé.
L'autre facteur est l'implication émotionnelle. Lorsque les employés rient, se sentent légèrement mal à l'aise ou se surprennent eux-mêmes par ce qu'ils parviennent à imaginer, l'apprentissage s'ancre dans leur mémoire d'une manière que les diapositives et les supports papier ne peuvent tout simplement pas reproduire. C'est le principe qui sous-tend chaque exercice de cette liste.
1 : La présentation de l'histoire de sa marque personnelle
Demandez à chaque participant de raconter, en deux minutes, un moment qui a marqué sa façon de travailler — pas un résumé professionnel lisse, mais un moment réel et précis. Cette contrainte oblige les participants à s'éloigner d'une description abstraite d'eux-mêmes pour se tourner vers le récit. Elle met également immédiatement en évidence la différence entre l'information et l'histoire, ce qui constitue l'un des enseignements les plus importants de tout atelier consacré aux techniques de narration.
La force de cet exercice réside dans le fait qu’il est transposable. Dès lors qu’une personne apprend à présenter son identité professionnelle sous la forme d’un récit, elle commence à faire de même pour son équipe, son produit et sa marque. C’est le fondement sur lequel tout le reste se construit.
2 : La construction du récit de marque selon l'approche “ oui, et ”
Inspiré directement de l'humour d'improvisation, cet exercice invite des binômes ou des petits groupes à construire ensemble l'histoire d'une marque, chaque participant développant ce qu'a dit la personne précédente en utilisant uniquement les mots “ oui, et ”. Pas d’interruption, pas de réorientation, pas de “ mais en fait ”. Il en résulte une histoire qui évolue dans des directions inattendues et oblige les participants à écouter activement et à contribuer généreusement.
Dans le cadre d'une formation au storytelling d'entreprise, cet exercice remplit un objectif précis : il permet de rompre avec l'habitude de la contribution compétitive, où chacun attend une pause pour pouvoir insérer sa propre idée. Les équipes qui pratiquent systématiquement l'approche “ oui, et ” produisent systématiquement des récits de marque plus riches et plus cohérents, car elles s'appuient les unes sur les autres plutôt que de se contredire.
3 : Reformuler un message d'entreprise sous forme d'histoire
Prenez un exemple concret de communication interne — une mise à jour de la politique d'entreprise, une priorité stratégique, une initiative de changement — et mettez les participants au défi de le reformuler sous la forme d'une histoire comportant un protagoniste, un conflit et une résolution. Il s'agit là de l'un des exercices de narration les plus utiles sur le plan pratique dans n'importe quel atelier, car il aborde directement un problème auquel la plupart des organisations sont confrontées : des messages d'entreprise qui informent mais ne suscitent pas l'adhésion.
Cet exercice apprend aux collaborateurs à se demander : “ Qui est concerné par cette situation, et qu'est-ce que cela change pour ces personnes ? ” avant de se demander : “ Que devons-nous communiquer ? ” C'est ce changement de perspective qui fait la différence entre les notes de service que l'on oublie aussitôt et les messages qui marquent vraiment les esprits.
4 : La carte narrative du parcours client
Les participants schématisent l'expérience d'un client avec la marque sous la forme d'un arc narratif, en identifiant le moment de tension, le tournant et la résolution. Cet exercice est particulièrement efficace lorsque les équipes se voient proposer un scénario client concret et réaliste, plutôt qu'un scénario idéalisé. Les frictions réelles permettent en effet de créer un récit plus authentique et plus instructif.
Cet exercice permet de développer une communication fondée sur l'empathie. Lorsque les collaborateurs s'entraînent à percevoir la marque à travers le regard du client et à l'exprimer sous forme d'histoire, ils acquièrent l'habitude de privilégier le public cible, ce qui améliore tous les aspects de leur travail, des entretiens commerciaux aux présentations internes.
5 : Et si votre marque était un personnage ?
Demandez aux participants d'incarner leur marque sous les traits d'un personnage fictif. Que souhaite ce personnage ? De quoi a-t-il peur ? Comment s'exprime-t-il ? Qu'est-ce qu'il ne ferait jamais ? Cet exercice peut sembler ludique, mais il suscite une réflexion étonnamment rigoureuse sur les valeurs et le ton de la marque.
Les équipes qui ont du mal à exprimer clairement ce qui distingue leur marque trouvent souvent une réponse grâce à cet exercice, car celui-ci permet de contourner le jargon d'entreprise qui a tendance à uniformiser l'identité de marque. Quand quelqu'un dit : “ Notre marque, c'est le genre de personne qui arrive en avance et qui met tout le monde à l'aise ”, cela constitue un guide de communication bien plus utile que trois pages de charte de marque.
6 : Recadrer l'histoire d'un échec
Demandez aux participants de raconter un échec professionnel, puis de le reformuler sous la forme d’un récit mettant en avant les enseignements qu’ils en ont tirés et la manière dont cela a modifié leur approche. Cet exercice est délibérément met mal à l’aise, et c’est justement le but recherché. Il renforce le sentiment de sécurité psychologique au sein des équipes, montre que la vulnérabilité est un atout en matière de communication plutôt qu’une faiblesse, et donne lieu à certains des récits les plus mémorables de tout atelier.
Pour les organisations qui traversent une période de changement ou qui cherchent à instaurer une culture plus ouverte, cet exercice remplit une double fonction. Il permet de développer les compétences en narration tout en modifiant la façon dont l'équipe aborde les revers. La capacité à raconter l'histoire d'un échec avec honnêteté et optimisme est l'un des outils de communication les plus puissants dont un dirigeant puisse disposer.
7 : Présentation d'un récit en direct et commentaires des pairs
Chaque participant présente en direct, devant le groupe, un bref récit sur sa marque. Après chaque présentation, les autres participants formulent des commentaires structurés en s'appuyant sur un cadre simple : ce qui était clair, ce qui était convaincant, et la seule chose qui permettrait d'améliorer la présentation. Le fait de se produire devant un public rend l'exercice suffisamment intense pour lui donner un caractère authentique.
C'est l'exercice qui prépare le plus directement les collaborateurs aux moments décisifs : la présentation commerciale, la réunion générale, l'entretien avec le client. La partie consacrée aux retours entre pairs est tout aussi importante, car elle permet de développer la capacité à reconnaître une narration efficace chez les autres, ce qui affine l'intuition de toute l'équipe.
Faire de la narration une compétence permanente au sein de l'équipe
Réaliser ces exercices une première fois est un bon début. C’est en les intégrant dans les modes de communication habituels de votre équipe que leur véritable valeur se révèle pleinement. Les organisations les plus efficaces ne considèrent pas le storytelling comme un simple thème d’atelier, mais comme une pratique permanente — une démarche qui se reflète dans la manière dont les réunions s’ouvrent, dont les mises à jour sont partagées et dont les idées sont présentées en interne.
Pour passer d'une formation ponctuelle à l'acquisition d'une compétence ancrée, il faut un accompagnement adapté et un cadre approprié. Il faut également des exercices suffisamment captivants pour que les participants aient réellement envie de les refaire.
Comment Boom For Business vous aide à vous former au storytelling de marque
Depuis plus de 30 ans, nous aidons les équipes à communiquer avec plus d’impact, en nous appuyant sur les mêmes techniques d’improvisation et de narration qui ont fait le succès des spectacles de Boom Chicago, reconnus dans le monde entier. Notre Ateliers de masterclass sont spécialement conçues pour les équipes d'entreprise qui souhaitent aller au-delà des formations classiques et développer des compétences en narration qui marquent les esprits.
Voici ce qui distingue notre approche :
- Exercices personnalisés conçue en fonction de votre marque, des défis concrets de votre équipe et de vos objectifs de communication spécifiques
- Animateurs expérimentés qui allient un savoir-faire professionnel en matière d'humour à une expertise approfondie des environnements d'entreprise
- Méthodologie fondée sur l'improvisation qui rend l'apprentissage actif, social et véritablement agréable, plutôt que passif et vite oublié
- Points à retenir que les participants puissent les mettre en pratique immédiatement lors de présentations, de réunions et dans le cadre de la communication interne
- Des programmes évolutifs, allant d'ateliers ciblés sur des compétences spécifiques à des ateliers d'une journée entière consacrés au storytelling de marque, destinés à de grandes équipes
Que vous souhaitiez renforcer la manière dont votre équipe raconte l'histoire de votre marque, améliorer la communication interne ou instaurer une culture d'entreprise plus solidaire et plus expressive, nous pouvons concevoir un programme qui vous apportera des résultats concrets. Découvrez notre programmes de promotion d'une culture positive et activités de cohésion d'équipe, ou rendez-vous sur Un véritable essor pour les entreprises pour découvrir comment nous pouvons aider votre équipe à trouver son histoire et à la raconter avec assurance.
Foire aux questions
Quelle doit être la durée d'un atelier de storytelling de marque pour obtenir des résultats durables ?
Une seule session d’une demi-journée peut permettre d’aborder les compétences fondamentales, mais un changement de comportement durable nécessite généralement soit un atelier d’une journée entière, soit une série de sessions plus courtes réparties sur plusieurs semaines. Cet espacement est important, car il laisse aux participants le temps de mettre en pratique ce qu’ils ont appris entre les sessions et de revenir avec des questions et des défis concrets. Si une seule session ponctuelle est disponible, prévoyez un suivi structuré — par exemple, un exercice de narration en équipe de 30 minutes deux semaines plus tard — afin de consolider les compétences avant qu’elles ne s’estompent.
Et si certains membres de l'équipe se montraient réticents ou mal à l'aise face à des exercices tels que le recadrage des récits d'échec ?
La résistance est normale et indique généralement que l’exercice fonctionne exactement comme prévu. L’essentiel est d’instaurer un climat de sécurité psychologique avant de se lancer dans des exercices qui exigent de se mettre en situation de vulnérabilité : commencez par des activités moins risquées, comme la présentation de son image de marque personnelle ou l’exercice ‘ oui, et ’, et laissez le sentiment de bien-être s’installer naturellement. Un animateur expérimenté fera lui-même preuve de vulnérabilité et précisera clairement que la participation prend une forme différente pour chacun. Forcer les participants à sortir de leur zone de confort trop rapidement a tendance à les refermer sur eux-mêmes ; les y amener en douceur les incite plutôt à s’ouvrir.
Ces exercices peuvent-ils fonctionner pour des équipes travaillant à distance ou en mode hybride, ou sont-ils uniquement conçus pour des ateliers en présentiel ?
La plupart de ces exercices s’adaptent bien aux formats virtuels avec quelques ajustements mineurs. L’exercice ‘ oui, et ’ fonctionne efficacement dans les salles de discussion en petits groupes, la carte narrative du parcours client peut être réalisée de manière collaborative à l’aide d’outils de tableau blanc numérique comme Miro ou MURAL, et les présentations de récits en direct peuvent être diffusées en vidéo, les retours des pairs étant recueillis via le chat ou des formulaires structurés. L’essentiel à préserver dans un contexte de travail à distance, c’est l’énergie sociale : formez des petits groupes, gardez vos caméras allumées et prévoyez plus de temps de transition que ce dont vous pensez avoir besoin.
Comment évalue-t-on si une formation au storytelling a réellement amélioré la manière dont les employés communiquent ?
Les indicateurs les plus concrets sont d’ordre comportemental plutôt que basés sur des tests : les membres de l’équipe structurent-ils leurs mises à jour sous forme de récits plutôt que de listes à puces ? Les conversations avec les clients suscitent-elles davantage d’engagement ? Les présentations internes sont-elles plus convaincantes de manière constante ? Avant l’atelier, identifiez deux ou trois moments de communication spécifiques que vous souhaitez améliorer, puis observez-les attentivement au cours des semaines suivantes. Les sessions de retour d’expérience entre pairs et les entretiens avec le responsable à 30 et 60 jours constituent également des moyens efficaces de vérifier si les compétences sont mises en pratique dans des situations réelles.
Quel exercice constitue le meilleur point de départ pour une équipe qui n'a jamais suivi de formation au storytelling auparavant ?
La présentation de l’histoire de sa marque personnelle constitue presque toujours le bon point d’entrée, car elle est immédiatement accessible — chacun a une histoire à raconter sur un moment qui a façonné sa façon de travailler — et elle met rapidement en évidence la différence entre l’information et le récit, d’une manière qui semble personnelle plutôt que théorique. Elle instaure également un climat d’authenticité et d’ouverture qui rend le reste de l’atelier plus productif. Une fois que les participants ont raconté leur propre histoire, ils sont bien plus disposés à s’essayer aux exercices qui suivent.
À quelle fréquence les équipes devraient-elles s'entraîner à des exercices de narration après l'atelier initial afin de maintenir leurs compétences à niveau ?
Même une courte séance informelle une fois par mois suffit à empêcher ces compétences de s’estomper. De nombreuses équipes intègrent des micro-exercices dans leurs rituels existants : ouvrir une réunion d’équipe par une histoire de deux minutes, démarrer le lancement d’un projet par le récit du parcours client, ou utiliser la méthode ‘ oui, et ’ lors des séances de brainstorming. L’objectif n’est pas d’ajouter une réunion supplémentaire au calendrier, mais d’intégrer la pratique de la narration dans des moments qui existent déjà, afin qu’elle devienne une partie intégrante de la communication de l’équipe plutôt qu’une formation distincte.
Ces exercices sont-ils tout aussi efficaces dans tous les secteurs d'activité, ou certains sont-ils mieux adaptés à des secteurs spécifiques ?
Les exercices sont délibérément indépendants du secteur d’activité, car les compétences narratives sous-jacentes — empathie, clarté, structure et authenticité — constituent des besoins universels en matière de communication. Cela dit, les scénarios et les exemples utilisés dans chaque exercice doivent être adaptés pour refléter le travail réel de l’équipe. Une entreprise technologique qui réalise l’exercice ‘ reformuler un message d’entreprise ’ utilisera des supports différents de ceux d’un organisme de santé, mais la compétence développée reste identique. Plus les exemples sont ancrés dans le contexte réel de l’équipe, plus l’apprentissage est directement transposable.
Articles connexes
- Comment organiser une formation à la communication interne pour les équipes travaillant à distance ?
- Comment évaluer si les collaborateurs ont véritablement intégré l'histoire de votre marque ?
- Comment évaluez-vous les résultats de la formation à l'« elevator pitch » dispensée à votre équipe ?
- Que faut-il dire aux collaborateurs avant un atelier de cohésion d'équipe pour maximiser leur adhésion ?
- En quoi consistent les programmes de cohésion d'équipe visant à améliorer la culture d'entreprise ?